Chapitre 1

Chapitre 1
I am here

& here

but now, I'm most of the time there

Enjoy reading ?





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Période que l'on pourrait intituler
Gorillaz...
Besoin d'etre marginale.
Besoin d'être dépressive.
Ne m'en voulez pas les gens.
J'écris d'abbord pour moi.


.:. # 1 .:.
Mon âme n'est pas morte.

Un sifflement bourdonne à mes oreilles. Un frisson. Celui qui précède les spasmes. Et tout se brouille. Pas maintenant ! Par pitié. Un flash. Des cris. Des chaines. Des supplications. Un rire...

Elipse

Je reviens. Ca n'a duré que quelques secondes. Je me rapelle à peine. Et pourtant je suis en pleurs. C'est comme si mon corps s'était contracté entièrement d'un coup. Et je tremble. Bon dieu je tremble. Seul moyen d'évacuer. Mon coeur s'est emballé et je n'arrive simplement pas à le calmer. Je transpire. Des sueurs froides me traversent le dos. Le monde tourne autour de moi. J'ai encore fait une crise. Ca m'arrive plus que souvent depuis... Depuis ça. Ce sinistre rire résonne encore dans mon esprit. Et putain je pleure de plus belle. Mon histoire. Elle ressemble à un film d'horreur certainement. Ca bourdonne dans ma tête. Oui. C'est le mot. Il n'y en a pas d'autre. Et c'est tout le temps comme ça. Depuis un mois maintenant. Je suis encore en vie. Et c'est la pire chose qui ai jamais pu m'arriver.

C'est seulement à cet instant que je réalise que je ne suis pas seule. Non. Pas seule. Deux sortes d'amandes couleur chocolats m'observent.

-Ca va ?

-Dégage.

-J'habite ici.

-Alors c'est moi qui pars.

-Non, tu sors pas.

-Tu m'en empêcheras pas.
Je prend mon baladeur. Claque la porte. Gorillaz... Seule musique qui me comprend partiellement. Ca n'hurle pas et pourtant ca traduit tellement. Je suis enfin dans mon monde. Ca me permet de réfléchir.

En voilà où j'en suis résumée avec les seuls gens que j'aime au monde. De vulgaires altercations. Dans la pièce ? Tom. Un ami. Je l'aimais beaucoup. Avant. Maintenant je ne me sens plus capable d'aime personne. Depuis une semaine, il est revenu. Ils sont revenus. Mes meilleurs amis. Je ne sais pas combien de choses ils ont annulés tous les quatre pour s'occuper de moi. Et je suis bien ingrate. Je me sens vide. Pas capable du moindre effort pour les gens que j'aime. Ou que j'aimais. C'est confus. Ceux qui ont tout surmonté avec moi. Qui m'ont soutenus toute ma vie. Dans toutes mes épreuves. Et dieux sait que des épreuves, j'en ai traversé. Mais celle là. Celle là. Elle est simplement trop grande. Au dessus de mes forces.
Les gens n'en attendent pas plus de moi d'ailleurs. La plupart voudraient m'envoyer en hopital psychiatrique. Sans doute pour le restant de mes jours. C'est vrai. Qui revivrait après ça ? En vérité, la seule chose qui les en empêche, c'est mes quatre anges gardiens. Mais ils ne seront pas toujours là. Ils ne pourront pas. Pas me supporter.

Je marche dans la rue. Il fait nuit. Les voitures passent m'éclairant de la lueur blafarde de leurs fares. Elles ont quelque chose de rassurant. Il peut bien revenir de la mort. Lui. Il ne pourra pas m'approcher. Et, comme une réalisation, je me demande combien y en a t il sur terre. Des comme lui. Rien que cette pensée, c'est un coup à me refaire une crise. Il faut que je me calme. Que mon coeur s'apaise. J'ai le souffle court.
Et pourtant, malgré tout ce que je ne suis plus, malgré le fait que tout ce qu'il aimait en moi ait disparut, Tom me rattrape. Il marche à coté de moi, en silence. Je le laisse faire.

-Faut que t'arrête d'écouter cette merde. Ca te déprime.

-Ca m'aide à réfléchir.

-Ca t'aidera pas a guérir.

-Je guérirais pas, Tom. Il va falloir que tu t'y fasses.


Il se stoppa net. Il prit mon bras et m'entraina en face de lui, à quelques centimètres de son torse. Pour que chaque mot soit plus intime sans doute. Il se mit à murmurer. Si bas que presque innaudible.

-Alison. Je sais ce que tu as vécu. Je ne peux sans doute même pas m'imaginer ce qui s'est réellement passé là bas. Mais je sais que ca dépasse tout ce que j'ai bien pu entendre. Alors, oui. Peut être ton innocence est partie. Peu être il te faudra du temps avant de revivre. Mais cette boule de lumière qu'est ton âme. Elle est toujours là. Bien étouffée par tout ce que tu as vécu. Mais là. Alors ne fais pas comme si tu étais morte. Tu es en vie ! Ecoute moi ! Tu es en vie. Ca prendra le temps qu'il faudra pour que tu t'en rendes compte mais tu revivra ; Alison. Et on est là pour s'assurer que tu ne fous pas cette chance en l'air.

-Non. Tu as raison. Tu n'as pas idée de ce qui s'est passé là bas. Même mon esprit ne peut pas l'assumer. Je ne me rapelle presque de rien. Et pourtant c'est là. Je le sent. C'est ancré en moi. Mon âme ? Oui, elle est là. Mais cette goutte de lumière elle est tellement minuscule dans cet océan d'ombre. On ne la retrouvera jamais. Ma vie est foutue. On aurait dû le savoir depuis le début. Depuis que mon père s'est suicidé et que ma mère a crevé. Depuis que mon frère s'est pris une balle et que la seule dernière personne qui me soit resté m'ait abandonné. Puis depuis que votre carrière à décollée. Je ne crois pas aux malédictions. Non. Par contre je crois que ma vie est pourrie et que ca, c'est ce qui l'a achevée. Le coup suprême ; comme on dirait. Regarde moi. Je suis une loque, l'ombre de moi même. Marquée au fer de ma souffrance. Même mon esprit ne tient pas le coup, je deviens dingue peu à peu, Tom. Il faut se détacher de moi, je te ferais souffrir pour rien.


J'avais prononcé ces mots presques sans etat d'esprit. Une pointe de rage peut être. Et lui était choqué. Qui ne le serait pas ?

-Ne dis pas ça... Tu verras.

-Sois réaliste Tom ! Alison est partie. Morte. Morte quand on lui a pris sa famille. Morte quand ses amis l'ont abandonné. Et enfin morte quand elle a été enlevée par un psychopathe et retenue pendant deux mois.

-Ne dis pas ça...
Les larmes brillaient dans ses yeux. Tu es en vie. Que tu le veuilles ou non. Et cette épreuve comme toutes les autres, tu devras la surmonter. Et ne nous blâmes pas, je t'en prie. tu sais ce qu'il en est.

Je m'approchais encore un peu de lui. Incapable de franchir le dernier pas. Il m'avait sans doute aimé. Quand j'étais Alison. Sans doute. Et avec ce souvenir, il me serra dans ses bras. Tom...

# Posté le jeudi 11 octobre 2007 19:27

Modifié le vendredi 01 février 2008 07:29

Chapitre 2

Chapitre 2
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Pas encore de lecteurs.
Pas besoin en fait.
Juste cette putain d'envie d'écrire.


.:. # 2 .:.
L'avenir se voit sans le poid du passé ou ne se voit pas

Je me détache lentement de lui. Premier contact humain presque depuis qu'on m'a retrouvé. C'est bon. en même temps cette chaleur m'étouffe. Dans sa main repose la mienne. Encerclée par ses longs doigts de guitariste. Il ne la lachera pas. C'est bon d'avoir un ami auprès de moi. Ca faisait tellement longtemps que je ne m'étais sentie soutenue. Il tente un sourire que je ne peux lui rendre alors je serre simplement sa main dans la miènne et il sait. Sait que je resterais avec lui ce soir et que je ne m'enfuirais pas à nouveau. Mais je profite. Ca faisait longtemps que je n'avais observé la ville la nuit. Où même le jour. Je ne suis pas beaucoup sortie en fait depuis. Je lui tire la main. Je veux marcher.
Les voitures continues de passer avec ce bruit caractéristique qui me plait tant. Comme un coup de vent qui ne dure qu'une seconde. Et cette lumière si éphémaire. Les lampadaires nous éclairent à peine. Ce sont justes quelques ampoules usée qui scintillent faiblement histoire de.
Encore, comme tout au long de ce mois, je me sens en sécurité, Tom marche a coté de moi et garde ma main comme signe qu'il est là. Je me sens en sécurité parce que je ne suis plus dans cette petite cellule avec presque rien à manger et ma solitude pour devenir folle. Je crois que je suis morte plusieurs fois là bas. Pas phisiquement, bien sur. Mais mentalement. Devenue dingue. En sortir et revenir au monde normal. C'est inéspéré et tellement décalé. Tout est si inconscient ici. Tous ne réalisent pas ce que cette terre pourrie jusu'à la moelle habite. On peut dire ce qu'on veut. Que ces fils de pute sont malades et qu'ils ne le contrôlent pas. Moi je dis qu'ils ne sont pas humains. Je ne peux même pas traduire cette haine qui est tout ce qui reste de moi. Mon coeur loupe un battement. Un rire résonne dans la rue et je me stoppe. Haletante. Le coeur battant à tout rompre. Serre la main de Tom plus fort. Il cesse de marcher aussi et m'observe d'un air inquiet.

-Quoi ? Alison ?

-Tu l'entends ?

-De quoi ?

-Ce... Rire... Non. Tu ne l'entends pas. Tom ? Je deviens vraiment folle, aide moi.

-Alison. Je l'entend aussi. Ecoute moi. Je l'entend. Je l'entend a travers toi. Dans tes souvenirs. Mais écoute. Il se dissipe. Il pars. Il s'envole, s'échappe et s'éfface. Ecoute. Il n'y a plus rien. Rien que la nuit.


J'ai beau savoir que c'est simplement ce que les psy lui ont dit de me dire pour m'aider, ca me calme. Sa voix me calme. J'inspire plus tranquillement déjà. On a évité la crise. J'apréhende seulement la nuit. Le noir. La solitude. Les pensées qui ne s'arrêtent jamais de me torturer. Les souvenirs qui tournent en boucle.
Je retrouve mes sensations en tremblant et Tom passe son bras autour de mon épaule comme pour me tenir plus près de lui. Cette fois ci on marche à nouveau vers l'apartement que nous habitons tous les cinq. Un chouette endroit à vrai dire. Domage que je n'ai pas l'envie ou l'energie d'en profiter. C'est bon de marcher. Comme quelqu'un de normal. Tant de choses sont agréables après cette période. Ce sont les seuls sentiments de plaisir que j'éprouve et ils sont bien maigres. Mais je sais qu'ils sont tout ce à quoi je peux m'attendre dorénavant. Parce que ma vie est foutue. Je ne me détacherais jamais de ce traumatisme. Même après des années de psychologie. Un psy... J'en vois un. Enfin j'en voyais un. A la dernière séance je lui ai dit que je ne reviendrais pas chez lui. Que ce qu'il essayait de faire était déséspéré et qu'il me laisse vivre en paix. Il avait trop fouillé en moi pour me faire retrouver la mémoire alors que je tentais plus ou moins d'oublier.

Ce soir, les garcons sont en séance photo. Tom a simplement décomandé pour veiller sur moi. Tous les quatres sont les seules personnes que je supporte. Alors tous les quatres s'occupent de moi. Je suis rarement seule. Pourtant je n'ai jamais parlé de mon envie de me suicider. Ca doit se sentir. Bref. Tom m'accompagne dans ma chambre. Je me deshabille sous ses yeux. Sans etat d'âme. Aucun lueur perverse ne passe dans ses yeux, il sait qu'il est simplement responsable de moi et que le sexe ne fait tout bonnement plus partie de ma vie. Alors il respecte. Responsable de moi... S'il savait a quel point je hais cette expression. Déjà enfant je ne l'aimais pas. A 10 ans déjà, mes parents étaient morts et mon frère ne pouvait s'estimer responsable ni de moi, ni de lui même. Maintenant que j'ai 16 ans, mon frère devrait en avoir 22. Mais c'est à 18 ans qu'il est mort, embarqué dans quelques affaires pas nettes. Quand je n'en avait que 12. Là déjà mes seuls amis préparaient leur carrière montante et quittaient la ville natale. Je m'étais retrouvée seule. Livrée à moi même. Et j'avais quitté l'école l'année dernière pour venir emmenager à Hambourg. Là je pouvais éspérer voir les garcons l'espace de leur temps libre et passer des auditions pour devenir actrice ou mannequin... Cette vie m'avait convenue jusqu'à cet élément clé qui avait automatiquement clos mon chapitre de vie.

Je me couchais en T-shirt et boxer. Tom vint se coucher près de moi. Ils avaient acheté un lit double justement prévu à cet effet. Même la nuit je ne pouvais être seule. Quelle humiliation.
Je n'ai pas envie de le toucher mais lui ne semble pas de cet avis. Il noue ses mains autour de ma taille et m'attire près de lui. Mon dos contre son torse. Je sais ce qu'il lui en coute de rester avec moi. Une semaine qu'il n'a vu aucune fille en dehors de moi. Alors je reste contre lui. Si ca peut le faire rester un peu plus longtemps.
J'ai du mal à l'avouer mais j'aime qu'ils s'occupent de moi. Qu'enfin on ne me laisse pas le choix. J'ai l'impression de ne plus tout porter sur mes épaules. L'impression qu'on prend pour moi. C'est nouveau.
Je sais que Tom se force à mee considerer comme une amie. Il m'avait aimé. Peut être que cet évènnement nous avait rapproché d'une certaine manière. Mais il avait creusé un fossé infranchissable entre moi et le genre humain en même temps.

Combien de temps je passais dans ses bras, sans dormir, à ressasser de mauvaises pensées ? Je n'en sais rien. Assez pour en être arrivée de nouveau à la déséspérante conclusion que ces garcons perdaient leur temps avec moi. Mais j'en profitais tant qu'eux ne l'avait pas encore réalisé. C'était sans doute mes derniers instants de calme. Après... Je n'arrive pas a anticiper d'après.

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 05:40

Modifié le vendredi 12 octobre 2007 06:53

Chapitre 3

Chapitre 3
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Encore envie de poser quelques mots
Journée simple.
Heureuse d'être seule.
Heureuse que quelqu'un au bout du téléphone
soit inquiet pour moi.


.:. # 3 .:.
Je le vois dans tes yeux

J'ai peur. Peur du futur.
Et voila. J'en suis aux confessions personelles. Nocturnes. Limite matinales vu l'heure. J'entend enfin la porte de l'entrer se refermer. Ils sont rentrés. Pas trop tôt. 4h du matin. Je capte la respiration régulière de Tom contre ma nuque. Il s'est enfin endormi. Il aura mis du temps. Il était troublé avant de s'endormir. Certaines pensées le faisait frissonner, d'autres haleter. Il pensait que je dormais. J'avais acquis cette capacité que je ne posédais pas auparavant. Faire semblant de dormir. Ca m'avait été utilise un certain temps pendant cette période. Délicatement, je me détachais de l'étreinte de mon ami. Mon coeur battait la chamade. Ca faisait longtemps que je n'avais eu des accélérations pour si peu. Bien. Je reviens à la normale. Merde. Je ne serais jamais normale. C'est des illusions tout ca. Ces impressions de progrès. Je survis juste encore un peu. C'est tout. Survis quand Il est mort. Il était là au début quand c'est arrivé. Mais Lui l'a rapidement tué. J'ai du mal à donner des noms à ceux qui ont rythmé cette période troublée. Il avait pourtant un nom. Je ne m'en souviens même plus. Je crois que je m'auto fais pitié, c'est pathétique. Il. Lui qui était tout pour moi. Je crois que je n'ai jamais réellement aimé que lui. C'est un peu tard pour me l'avouer, remarquez. Oui. Il avait été mon premier et mon seul amant. Les autres n'avaient jamais vraiment existé. Ca y est. Son nom. Il me revient. Andreas. Putain. Andreas. Perdue dans mon apitoiment, je l'avais presque oublié. Lui qui avait tant été pour moi. Lui qui s'était sacrifié pour moi. C'était même pas une semaine après mon enlèvement. Notre enlèvement. Lui l'a tué. Ca ne l'a même pas vraiment amusé. Andreas avait été un encas. Et moi le plat principal. Il m'avait bien bouffé n'empêche. J'en avais oublié Andreas. J'avais eu trois semaines d'angoisses où je n'avais pu faire son deuil. Obligée de m'investir corps, âme et esprit dans ma survie. Ma mémoire y était passé et maintenant que je faisais l'inventaire des dégats, je réalisais que j'avais tout perdu. Sauf ma santé mentale. Je voulais continuer à croire que je n'étais pas folle. Ca non. Plutôt mourir que de terminer en camisole. Et maintenant que je réalise tout ca, les larmes coulent de plus belle sur mes joues déjà marquée de larmes sèchées.
C'est une mort longue et pénible je crois. Pire que celle d'Andreas. Andreas. Comment au juste j'ai pu l'oublier ? On ne m'a même pas demandé ce qu'il était advenu de lui. Peut être avaient ils découvert sa dépouille. Son pauvre corps déchiqueté. Peu être avaient ils décidé de m'épargner. Mon Andreas...
Finallement, j'allais rejoindre les garcons dans le salon. Une question muette éclaira le regard du frère jumeau de Tom : Bill.

-Il dort...

-Ca va ?

-C'est une vraie question ?

-Oui.

-Alors oui, ca va. Selon jusqu'où je peux maintenant aller, oui, ca va.


Il aquiesqua. Je crois que c'est lui, le moins touché par ma maladie. Est-ce une maladie ? Je n'en sais rien. Il me fit un signe de tête. Comme avant.

Bill et Alison. Alison et Bill. Si rien de tout cela n'était arrivé, sans doute que ca aurait fini par arriver. Lui m'aimait déjà. Moi pas vraiment. Pas encore. Parce que ca n'aurait été qu'une question de temps. Il m'avais déjà embrassé. Plusieurs fois. Il ne m'avait pas demandé plus sur le moment. Il savait que j'avais besoin de temps. Mais il persévérait. J'étais quelqu'un de bien. Avant. Même moi je m'accorde avec ca. Toujours eut envie de m'occuper des autres. Même si j'avais décidé d'arrêter l'école et donc renoncé à faire médecine. Maintenant ? Je pensais déjà à trop de chose et j'avais encore trop de chose à penser pour m'occuper de ca. Il y avait tellement à organiser dans ma tête. Un vrai champs de bataille. Des millions, non, des milliards de blessés. Beaucoup de morts aussi sans doute.
Bill et moi, avant, c'était tout d'abbord une complicité. Une vraie complicité. Des sourires en coin, des coups d'oeil que personne ne conaissait ni ne connaitrais jamais. Des signes, des accords tacites et des grandes discutions. On se disait tout, avant. Maintenant c'est différent. Et on avait un signe. Un signe qu'on utilisait par exemple lors de fêtes un peu trop ennuyeuses. Un signe lors de compagnies un peu trop génante. Ce signe. Un petit coup de tête. Ce coup de tête qui dit "On s'échappe ?" Et on s'échappait, le plus souvent. Alors on se retrouvait tous les deux, on parlait. Mais dans une amitié comme celle là, il y a toujours des dérapages. On dérapait souvent, nous. Presque sans faire exprès. Par contre on avait jamais couché ensemble. A l'époque je sortais avec Andreas. N'allez pas croire. Je l'aimais, Andreas. A mon age, je crois que j'avais le droit d'être indécise. Et j'en profitais de ce droit. J'en abusais sans doute un peu, aussi. Il n'en a jamais rien su. Maintenant, là où il est, peut être qu'il sait. Si oui, j'éspère qu'il ne m'en veut pas. Je m'en veux pour deux, moi.

Et ce putain de coup de tête, Bill me le resors. Et je m'étire. Gustav et Georg me regardent en baillant. Sans un mot, ils vont se coucher. En ce moment, ils ne savent pas vraiment quoi me dire. Alors la plupart du temps, ils ne me disent rien. Ils ont peur d'en trop dire.

-Je sors. Besoin d'air.

-T'y vas pas seule.
Me répond Gustav du tac au tac de sa chambre.

-Je vais avec elle, répond Bill.

-Ben voyons. Fais Georg de sa chambre.
Il est loin d'être bête, Georg. Il sait depuis un moment, lui. Enfin il savait, parce qu'il n'y a plus rien, maintenant. Je n'ai pas le coeur à rire. Je lance un regard désolé vers la porte de sa chambre comme s'il allait en capter les ondes puis suis Bill dans les escaliers. Non. Je ne prend plus l'ascenceur. Plus depuis... Parce que les pièces trop petites, sans fenêtre et closes par des murs blindés et insonorisés, j'en ai eu ma dose à vie, je crois.

-Tu ne dors pas ? Il est tard pourtant.

-Pas vraiment envie.

-Tu nous attendais ?


Il a posé sa question avec tous le serieux que ses grands yeux noisette peuvent exprimer.

-Pas exactement. En fait j'en sais rien. J'attendais sans doute quelque chose à vrai dire, mais je ne sais pas quoi.

Il aquiesque. On arrive plus à comuniquer tous les deux. Ca le rend triste, je le sais. Alison est morte. Il a du mal à s'y faire.

-Bill ? J'ai une question.

-Oui ?

-Comment ca s'est passé... De votre coté... Quand j'ai... Disparu.


J'avais prononcé ce dernier mot de facon abrupte.

-On nous a prévenu environ une semaine plus tards. Ton lycée surtout avait remarqué. Les élèves ont dit qu'ils y avait quelque chose qui clochait. Qu'ils ne te croisaient plus dans la rue. Que tes volets étaient en permanence fermés. Comme nous étions les seuls a avoir un double des clefs, on nous a apelé. Ca a mis du temps car ils ont eu du mal a avoir notre numéro. On est venu et quand on est rentré, on a tout de suite compris que quelque chose clochait. Ton chat... Bref. Il avait tout sacagé mais n'avait rien trouvé à manger. C'était un bordel monstre. Ca encore, on était habitué. Mais tout était laissé comme si tu n'étais jamais partie. Comme si tu étais allée faire des courses. A part que ton frigo était plein. Des truc tous vieux en plus. Les enquêteurs ont dit que tu étais surement anorexique. Enfin on a déclaré ta disparition. Ils l'ont relié avec une autre...

-Andreas. Tu peux le dire. Je m'en souviens maintenant.

-Ok ; alors ils ont relié vos dispartions et vos relations. Puis le lendemain, ils ont trouvé... Enfin, ils l'ont trouvé.

-Où ?

-C'est necessaire ?

-Oui. Je veux tout savoir.

-Bon. Dans une rivière. Il était dans un etat affreux. Jamais vu un corps aussi détruit. Il l'avait torturé de toutes les manières possibles. C'était pire qu'horrible. Gonflé par l'eau. Les plaies vertes... Bref. On a commencé à avoir peur pour toi. Ils ont dit que c'était un psychopathe recherché depuis un bout de temps. Un vrai malade. Plusieurs de ses victimes avaient été retrouvées. Toutes dans des états pires les uns que les autres. Les femmes violées... J'ai eu peur. Tellement peur. Pendant plus de deux semaines on t'as cherché. On a tout essayé, on a engagé les meilleurs enquêteurs. Payé des pots de vins. Ca a été les deux pires semaines de ma vie. Puis David nous a obligé a abandonner. Il a coupé nos vivre, on a pas pu continuer a financer les recherches. Compte tenu des anciènnes victimes, ils ont jugé inutile de continuer les recherches. Putain. Alison, je pouvais pas. Je pouvais pas admettre que tu puisses être morte. Au dessus de mes forces.


Ses yeux s'étaient embués. Ses lèvres tremblaient presque quand il continua.

-Un peu près un mois plus tard, je n'y croyais toujours pas. Tom non plus, mais tous les trois étaient moins affectés que moi, je crois. C'était trop dur. J'ai commencé à me scarifier - Il me tendit un poignet enveloppé dans un long gant de cuir - Je ne mangeais plus rien. Alison, j'aurais pas pu... Et c'est là qu'on nous a appelé. Ils t'avaient retrouvé. Il disaient que tu étais devenue folle. Pourtant, ca non plus, je n'y croyais pas. David a bien essayer ; de m'en empêcher ; c'était pendant l'entracte d'un concert ; mais j'ai tout quitté. J'ai embarqué dans le premier avion. Ils avaient du t'administrer une bonne dose de calmants et tu étais dans ta chambre d'hopital, à hurler. Personne ne pouvait te toucher. Tu pleurais. Et je suis arrivé. Tu étais là, recroquevillée en boule sur ton misérable lit. J'ai eu si peur, sur le moment. Si peur que ce ne soit plus toi. Si peur qu'ils se soient trompés que tu ce ne soit pas toi qu'ils aient retrouvé. Si peur. Tu étais tellement différente du souvenir que j'avais de toi. Ton corps. Horriblement maigre. Tes cheveux ternes. Puis tu m'as regardé. Là j'ai été soulagé, Alison. Tu étais encore là. Je l'ai vu. C'était bien toi. Pas folle. Détruite. Mais pas folle. Tu vas te reconstruire, Alison. Tu veras. Parce que tu es toujours là. Je l'ai vu dans tes yeux et je le vois toujours. Et au fait, Alison. Je t'aime.

Je restais sans rien dire. Assise près de lui. Incapable de parler. Incapable de pleurer. Incapable de bouger. Le monde avait tourné, quand je n'étais pas là. Plus que je ne pouvais me l'imaginer. J'avais été tellement isolée. Mes deux yeux bleu nuit le fixaient. Bleu nuit. Oui. Si foncés qu'on pouvait parfois les confondre avec du noir. Et lui me fixait aussi. Ce regard échangé. C'était comme un long baiser. Un moment de comunion. Immaterielle.

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 09:23

Modifié le samedi 13 octobre 2007 07:23

Hors Sujet

Hors Sujet
.:. Hors Sujet .:.

Si vous saviez à quel point j'aime écrire cette histoire. Un vrai bonheur. Elle me ressemble, le personnage a le droit d'etre déprimé parce qu'il a vécu quelque chose et il en profite. Puis il vit une vie que j'attend avec tellement d'impatience. Avoir sa propre maison. S'installer avec des amis. Enfin avoir le droit d'aimer. Parce que non, a 15 ans, on aime pas vraiment selon les adultes. Bref, vous l'aurez vu, je suis très enthousiaste.
Dans vos commentaires, dites moi s'il vous plais pourquoi vous aimez ce que j'écris. Je ne veux pas juste des commentaires qui disent j'aime ! Je veux savoir ce que je fais de bien, ce que je fais de mal, histoire de progresser. Je suis ouverte aux critiques.
J'aime aussi qu'on me donne des hypothèses. Qu'on me dise ce qu'on pense des comportements du personnage. Si vous pensez qu'Alison est une salope parce que son amitié avec Bill était complexe, dites le moi ! Si vous pensez qu'elle se la joue trop tragédique, enfin bref, j'en sais rien, il me faut des critiques pour donner un meilleur coté à mon personnage.

Autre. J'aime trainer sur mon blog. Il vibre de mes nouvelles envies, de mes nouveaux états d'esprit, rien que la déco est dans mon etat d'esprit. Je me sens chez moi. C'est un coin de mon âme que vous avez sous les yeux. Prenez en soin...

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 09:40

Chapitre 4

Chapitre 4
Edit
Sans doute le dernier chapitre avant un moment
Les gens.
Sauf si je trouve la motivation d'ici mercredi.
C'est du travail, d'écrire.
Sinon, RDV dans deux semaines,
j'écriras sur papier en attendant.


.:. # 4 .:.
La nuit c'est comme un film d'horreur, c'est de la peur qui fais du bien

Je réalise enfin que nous nous étions arrêté de marcher. Pour nous observer. Je n'ai pas la tête à déraper encore. Comme avant. Et ça, il le voit dans mes yeux. Je lui en suis reconnaisante. Je n'aurais pas su comment faire pour le repousser. J'ai tellement besoin de lui. Je crois qu'il voit beaucoup de choses dans mes yeux. Mais peut m'importe. Il n'y a plus grand chose à voir en fait. L'espoir est mort. J'éspère qu'il le vera a tant pour se détacher de moi. Je n'en vaut pas la peine. Plus maintenant. Mais j'en doute. Il m'aime. Rien qu'à la facon dont il me l'a dit, je le sais. Il m'aime vraiment. J'en suis navrée. Aimer quelqu'un. C'est compliqué. J'avais aimé à une époque. Avant que tout cela n'arrive. C'est un tel besoin de posséder la personne. Une manière de mourir lentement. Mourir d'asphixie parce que le manque de la personne devient phisique autant qu'émotionnel. C'est réellement domage pour lui. Autant qu'il est plutot beau. Jeune et équilibré. Il n'a sérieusement pas besoin de quelqu'un comme moi. Mutilé de l'interieur. Mais je ne peux décement pas lui faire confiance. Autant que, je l'ai déjà dit, j'ai besoin de lui.

-Alors ? On va où maitenant ?

Je ne répond pas. Je crois que j'ai eu ma dose de discutions à sentiments pour la nuit. C'est beaucoup déja, pour moi. Je n'ai pas l'habitude de cette sensation depuis l'accident. Cette sensation d'être en vie... C'est bon. Mais c'est intense alors je préfère m'en préserver le plus possible. Je ne dois pas me faire d'illusion.
En même temps je n'ai pas envie de rentrer, il est trop tôt, je préfère profiter de la nuit. C'est une ambiance spéciale, la nuit. C'est tranquille là où ca ne devrait pas l'être. Je persiste à croire que la ville est faite pour être animée, sinon c'est contre nature. Ca me ressemble un peu. La manière dont je suis mutilée, c'est contre nature aussi. Et puis tout ce silence emplit de la tristesse de la nuit. C'est ce à quoi je m'identifie le plus. Alors je m'en imprègne. Histoire de tenir encore une journée. Mes journées je n'en fais plus grand chose. Je supporte très mal la ville et le bruit maintenant. J'ai toujours eu tendance à trop penser. Avant je m'occupais. Je prenais toutes les activitées possibles pour ne pas avoir à trop penser. En tête à tête avec moi même disais-je. C'est exactement ce que je ferais si je voulais revenir à une vie normale. Si je voulais guérir. Mais je ne suis pas prète. Il y a peu de chance pour que je le sois un jour. Alors je me contente de rester seule avec mes souvenirs.
Nos pas nous conduisent au centre ville. C'est doux. Silencieux. Effrayant pourtant. C'est un endroit pour moi. J'étouffe dans ce trop de sécurité que représente notre apartement. J'ai besoin de me sentir libre. Même si ca implique de se sentir en danger. Bill le sait ca aussi. Alors il me laisse m'éccarter de lui. Marcher sur la place. C'est tout simplement agréable. De se sentir comme avant. Même si ce n'est que l'illusion de quelques instants.
La nuit. Je préfère de loin la passer ici que chez nous. C'est si compliqué quand je suis seule. Compliqué de faire semblant de dormir tout en luttant pour rester éveillée. Parce que la nuit, c'est quelque chose que je dois éviter. Mon sommeil est rythmé de rêves éffrayants. Ma mémoire qui me revient. Je le sais. Mais le pire, c'est qu'au réveil, tout ce que je sais c'est que je suis transpirante et encore plus fatiguée qu'en m'endormant. C'est déconcertant.

Et d'un coup, une douleur me traverse la tête. Une douleur si forte que je ne peux m'enpêcher d'hurler. Comme en songe, j'entend Bill crier mon nom alors que je tombe à genoux. Mes oreilles bourdonnent. Je sais ce que ca signifie autant que Bill. Je ferme les yeux, aussi fort que je peux, pour essayer de contenir la douleur. Pour essayer d'empêcher les images. Mais contre ma volonté, mes yeux se réouvrent. Ils sont comme voilés et un flash illumine l'interieur de ma tête. Et les images débarquent. Des yeux bleux tellement clairs qu'ils deviènnent blancs. C'est tout ce que je vois. Puis des chaînes. Chaque image ne dure pas plus d'une demi seconde. Une pièce froide et sans lumière. Du sang sèché sur le sol. Un lame d'argent. Des chaines à nouveau. Un hurlement déchirant traverse mon esprit. Puis des suplications comme murmurées. tout résonne dans mon esprit. C'est noir à présent. Juste noir. Completement noir. Et un rire. Ce rire. Noir.

Elipse

Je me réveille enfin. Mon sommeil a été agité. Terriblement agité. Et je ne me souviens de rien, comme d'habitude. J'ai la tête qui bourdonne à en exploser. J'ai encore fais une crise. Et je réalise que je ne suis pas sur mon lit. Et que les lumières ne sont pas celles de ma chambre. Trop claires. Je dois donc être dans le salon. Bill est à mon chevet, il me tient la main.

-Comment tu te sens ?

-Je me porte comme un charme.
Je tente d'equisser un sourire. En vain. Il ne semble pas aprécier mon ironie. Il se lève et fait quelques pas.

-Désolée.

-C'est bien là le problème.

-Ca ne sert à rien de t'inquièter pour moi.

-C'est bien là le problème.

-Le problème est partout Bill. Et il n'a pas de solution.

-On vera bien, en attendant, je m'inquiète plus pour toi que tu ne t'inquiète pour toi même. C'est déconcertant.

-Alors arrête simplement.

-Tu n'es pas sincère, hein ?
réplique-t-il amèrement. D'un ton sans émotion je répond que "non, je ne le suis pas".

Je descend du sofa. Chancèle quelques secondes avant de tomber dans les bras de Bill. Il me lance un regard réprobateur avant de me recoucher. Je m'asseois. Il pourrait attendre n'importe quoi de moi, Bill. Je lui dois tout. Et pourtant, il ne me demande rien. L'amour ne fonctionne pas comme ca. C'est à moi de le remercier sans qu'il me le demande. Et j'en suis incapable. Pour le moment en tout cas. Mais ca fait partit des choses que je dois faire avant de mourir. Je n'ai pas grand chose à faire, en fait, avant de mourir. Mon chat ? J'imagine qu'il est mort, vu la facon dont on m'en a parlé. Mort de faim, le pauvre. Andreas, mon grand amour, mort aussi. Et mes quatres amis, je crois que j'attend qu'ils me détestent pour mourir. Alors techniquement, ce sont mes quatres raisons de vivre. Tom émerge de ma chambre. Il semble décu de ne pas m'avoir trouvé à ses cotés. Je ne m'excuse pas. Ma liberté. C'est un peu près tout ce qu'il me reste.
Tom viens s'asseoir à coté de mes pieds sur le sofa. Ses yeux demandent silencieusement à son frère si j'ai encore fais une crise. Celui ci acquiesque. Je sais qu'il pense que j'ai mal fait d'arrêter d'aller voir ce psy. Je m'en fou, ça. Un psy c'est pour les gens qui veulent guérir. Je n'ai pas la force pour ça. Bill reprend ma main dans la siènne. Je sens qu'il a besoin de ça, lui.
Ca me détruit de penser qu'il a besoin de moi. Je ne peux m'occuper de lui, je n'arrive déjà pas a m'occuper de moi-même. Et il est fragile, mine de rien. Il a vraiment besoin de quelqu'un d'équilibré. Ce que le monde est mal foutu. et Tom alors ? Lui il a compri qu'il n'y a rien a éspérer de moi. Il est plus réaliste. Il connait mieux le monde, Tom. C'est lui qui sauvera Bill quand je ne serais plus là. Je partirais, maintenant j'en suis sure. Que je meurt, que j'aille faire le tour du monde, je ne resterais pas là.

-Bill ?

-Oui ?

-Je veux savoir comment ca fait, quand je fais une crise...

-Arrête, Alison, t'as pas besoin de ça. Oublie un peu.
Je fusille Tom du regard.

-Il a raison.

-J'ai besoin de savoir !


Il fait non de la tête. Mais moi je ne m'arrête pas là. Evidement non. Parce que je l'ai toujours été. Une putain de capricieuse.

-Dis moi Bill !

-Non.


Je me lève, sors. Claque la porte et pars en courrant. Je ne veux pas qu'ils me suivent cette fois. J'en ai marre d'être surprotégée. Et pourtant je les entend pousser un juron et se lancer à ma poursuite. Je cours maintenant dans la rue et j'entend à peine leurs pas derrière moi. Bien leur en fasse. Je bifurque dans une ruelle et les laisse passer. C'est si simple. Je ressent une sorte de joie intense à l'idée que je suis bel et bien seule cette fois ci. Libre. J'attend quelques seconde et inspire une bouffée de nuit. Je pars dans la direction inverse. Il est temps de profiter pleinement de la nuit. Comme avant...

Elipse de quelques heures

Il est 5 heure du matin quand je regagne l'appartement. A peine ai-je franchis la porte que Georg me saute dessus, m'attrape et m'immobilise sur le sofa. Je ne lutte pas.

-Alison tu fou vraiment la merde. Je lui lance un regard provocateur.

-Arrête de faire les gamines. On va pas jouer aux nounous longtemps.

-Qui vous le demande ?

-TOI ! Alors arrête maintenant. Sinon on s'en va et on te laisses crever dans ta merde. Faut que tu grandisses maintenant. T'es pas la seule à qui c'est arrivé. Et va bien falloir que tu tournes la page et que t'arrête de te lamenter. La vie est moche, c'est comme ca, maintenant, tu vis, tu assumes !


J'encaisse. C'est dur. Il passe un coup de téléphone aux garçons pour leur dire que je suis rentrée puis il s'asseoit en face de moi et me fixe.

-Je vais pas repartir, tu sais.

-Ta gueule.

-Tu m'en veux tant que ca ?


Je ne fais que le provoquer. Il ne répond rien. Il est mature, Georg. Il est au dessus de tout ca. Et il prend soins de moi quand même.

-Je ne veux pas que vous vous sentiez responsables de moi, Georg.

-Domage, c'est comme ça.

-Pas pour longtemps.

-Tu connais la solution.

-J'ai qu'a mourir.

-T'as qu'a guérir. Je te savais pas conne à ce point.

-Tu vas te calmer un peu ?

-Non. Maintenant, si veut pas t'en prendre plein la gueule, tu te tais.


Je détourne les yeux. A quoi bon. Il faut que je m'arrête. La porte s'ouvre à la volée sur Tom, Bill et Gustav. Ils ont l'air morts d'inquiètude. A cette vue je ressens un pincement au coeur mais je ne dis rien. Ils peuvent m'engueuler, c'est leur droit. Ou même m'en vouloir. J'ai aprécié ma nuit quand même. Bill me jette un regard dégouté et pars s'enfermer dans sa chambre. Tom fait de même. Je me sens triste. Seul Gustav me serre dans ses bras. J'ai eu peur pour toi, me murmure-t-il au creu de l'oreille. Je reste dans le salon, seule avec lui. Georg, lui aussi semble m'en vouloir. Mais ce qu'il y a de bien avec lui, c'est qu'il n'en veut jamais très longtemps. On ne peux pas en dire autant pour Tom et Bill par contre. Et Gustav ? Gustav il ne fait simplement jamais la gueule.

# Posté le lundi 15 octobre 2007 09:12

Modifié le lundi 15 octobre 2007 09:25